
| Marie et Pierre | |||
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| Les Curie s’installent à Paris, rue de la Glacière, dans un petit appartement meublé au minimum pour limiter les tâches ménagères. Marie prépare l’agrégation…
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Peu après la naissance d’Irène en septembre 1897, les Curie déménagent dans une petite maison avec jardin, boulevard Kellermann. La mère de Pierre vient de mourir et le docteur Curie les y rejoint. C’est alors que Marie décide d’entreprendre une thèse. Elle prend une nourrice pour Irène. Pierre est certes un père attentif, mais c’est Marie qui a la charge de leur ménage.
L’année 1998 est une période de travail intense. Cela n’empêche pas Marie de prendre le temps de noter sur un carnet les progrès de sa fille, avec autant de soin que pour la tenue de son carnet de laboratoire : « Irène se tient debout une demi-minute toute seule… » Extrait du Journal de Marie Curie.
Les Curie prennent de longues vacances d’été en famille après la découverte du polonium et alors même qu’ils savent déjà qu’un deuxième élément est à découvrir. Le prix Nobel facilite grandement leur vie matérielle, mais ils se trouvent soumis à toutes sortes de sollicitations. Les Curie ne sacrifient pas à la vie mondaine mais se retrouvent régulièrement avec des amis proches, Jean Perrin* et son épouse Henriette qui habitent le pavillon voisin, André Debierne*, leur collaborateur le plus proche, le mathématicien Emile Borel et sa femme l’écrivain Camille Marbo, Paul Langevin* ou Georges Sagnac. On se retrouve dans le jardin discutant des nouveaux résultats de physique ou des évènements politiques. Les Curie aiment les loisirs actifs qu’ils s’accordent à la campagne ou à la mer. Dès le printemps, ils louent une maison en vallée de Chevreuse, y restant parfois la semaine en se rendant au laboratoire par le train. Marcher et découvrir la nature est l’un de leurs passe-temps favoris, car favorable à l’éclosion d’idées nouvelles. Pierre et Marie Curie, 1904. © A.C.J.C. Fonds Curie et Joliot-Curie. |