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Aujourd’hui, la production d’énergie nucléaire repose sur le phénomène de fission* d’un noyau lourd. Fin 1938, O. Hahn* et F. Strassman découvrent la fission de l’uranium* sous l’action des neutrons. Le noyau se brise en deux noyaux plus petits, libérant une énergie considérable que l’on peut estimer selon la formule d’Einstein* (e=mc2). Très vite, une équipe française, formée de F. Joliot*, L. Kowarski et H. Halban à laquelle se joint F. Perrin et l’équipe dirigée par E. Fermi* aux Etats-Unis, montrent que des neutrons sont émis lors de la fission. Les efforts français pour la réalisation d’une réaction en chaîne* capable de libérer de l’énergie utilisable seront interrompus par la défaite. Le premier réacteur prototype sera réalisé aux Etats-Unis en 1942 dans la cadre du Projet « Manhattan » de construction de la bombe atomique. Le premier réacteur français sera la « pile Zoé » en 1948. Aujourd’hui les réacteurs des centrales nucléaires produisent quelques 75% de l’électricité en France sans libérer de gaz à effet de serre. Les déchets nucléaires, produits de la fission et résidus de combustible, présentent un niveau de radioactivité* sans commune mesure avec celle du gramme de radium de Marie Curie. Une gestion particulièrement rigoureuse est indispensable afin de préserver l’environnement à long terme. De nouvelles recherches sont en cours pour développer de nouveaux types de réacteurs plus sûrs et produisant moins de déchets et pour améliorer la gestion de ces derniers. |
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